Poèmes inutiles
Matthieu Corpataux
Dans son troisième recueil, Poèmes inutiles (et autres textes de performance), Matthieu Corpataux réunit quatre ensembles avec Le soleil va cogner, Poèmes inutiles, Poème géorgien et Corps pataud écrits pour la scène, où l’intime, le politique, l’absurde et le corps se répondent.
À quoi sert un poème, s’il n’arrête pas une guerre, ne sauve pas la planète, ne raccommode personne et ne soulage même pas un mal de dos? Matthieu Corpataux tente d’y répondre dans ce troisième recueil, écrit avec humour, colère, désinvolture et une grande tendresse pour tout ce qui échoue. Conçus pour la scène, en quatre parties, ces poèmes se lisent à haute voix. Ils parlent de canicule, de fiches d’impôt, de foot, de plantes vertes, de démocratie géorgienne, de corps douloureux et de littérature. Quatre manières de rappeler que la poésie ne sert peut-être à rien, sauf à nous maintenir debout. L’ensemble est accompagné d’une note trop longue de l’auteur, qui revient sur ce que la scène apporte au poème et sur la trace que le livre, en retour, permet d’en conserver.